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15 octobre 2026

Usage du téléphone au volant : le gouvernement durcit le ton

Face à la hausse des infractions liées à l’usage du téléphone au volant et à ses conséquences sur la sécurité routière, le gouvernement renforce son arsenal répressif. La suspension temporaire du permis de conduire, jusqu’alors mis en place dans certains départements, s’appliquera désormais sur l’ensemble du territoire.

Selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), « en 2025, 695 360 infractions ont été relevées pour usage du téléphone ou d’oreillettes au volant, soit une hausse de 6,7 % par rapport au 2024 ».

Autre donnée transmise par la Sécurité routière, « l’usage du téléphone au volant multiplie par trois le risque d’accident ».

Devant ces mauvais chiffres, le gouvernement a décidé de renforcer les sanctions en cas d’usage du téléphone portable au volant. Le 2 octobre 2026, la ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, Marie-Pierre Vedrenne, a annoncé généraliser la suspension temporaire du permis de conduire à tout le territoire français.

En effet, jusque-là, seuls une vingtaine de départements, dont les Landes et le Pas-de-Calais, avaient mis en place de manière effective la suspension temporaire du permis de conduire en cas d'usage du téléphone au volant. Cette généralisation à tout l’ensemble du territoire national vise à garantir une règle uniforme et compréhensible pour tous les conducteurs, rappelant que le danger lié à l'utilisation du téléphone au volant est identique partout.  

Cette sanction s'ajoutera à l'amende forfaitaire de 135 euros en vigueur actuellement ainsi qu'au retrait de trois points sur le permis de conduire.

La décision de suspendre le permis relèvera du préfet, qui notifiera directement la mesure au conducteur concerné après une procédure contradictoire lui permettant de faire valoir ses observations.

La durée de la suspension sera déterminée au cas par cas, en tenant compte des circonstances de l'infraction et du profil du conducteur. Si une période de quinze jours est le plus souvent retenue dans les départements déjà concernés, la suspension pourra atteindre un mois, voire jusqu'à six mois dans les situations les plus graves.