23 février 2026

MaPrimeRénov’ : reprise du dispositif depuis le 23 février !

Le 23 février 2026, à 12h précises, le dispositif de MaPrimeRénov, à l’arrêt depuis quelques mois, était à nouveau disponible. Cette reprise s’accompagne de nouvelles règles. Quelles sont-elles ?

Annoncé par le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun, l’Agence nationale de l'amélioration de l'habitat (Anah), a confirmé la réouverture de ses guichets d’aides financières, dont celui de MaPrimeRénov', au 23 février. Cette reprise est assortie de plusieurs évolutions.

L’agence prévient toutefois que les délais d’instruction des dossiers seront allongés. Il faudra, pour l’année 2026, compter plus de six mois pour les rénovations d’ampleur et plus de trois mois pour les rénovations mono-gestes.

Dotée d’un budget d’intervention total (tous guichets confondus) de 4,3 milliards d’euros, l’Anah concentrera ses actions en 2026 autour de deux priorités : résorber les dossiers en attente et renforcer la sécurisation du parcours des ménages afin de garantir la qualité des travaux réalisés. 

La relance de MaPrimeRénov’ s’accompagne de plusieurs ajustements.

Tout d’abord, dans le cadre du parcours accompagné (rénovations d’ampleur), les ménages devront désormais obligatoirement passer d’abord par un Espace conseil France Rénov’, sans possibilité de s’adresser directement à un Accompagnateur Rénov’ privé.

Autre évolution notable : ces rénovations sont de nouveau ouvertes à tous les ménages, quels que soient leurs revenus. Elles restent toutefois réservées aux logements construits depuis au moins quinze ans et classés E, F ou G au DPE avant travaux.

Par ailleurs, conformément à ce qui a été décidé dès septembre 2025, les gestes d'isolation des murs et l'installation de chaudières bois sont exclus du champ des travaux mono-gestes.

Quels sont les objectifs de l’Anah pour 2026 ?

L’Anah table sur le financement de 150 000 rénovations dites « mono-gestes » (remplacement de chaudière, changement de fenêtres…) et de 120 000 rénovations d’ampleur — dont 68 000 en copropriété et 52 000 dans des logements individuels. Un objectif toutefois revu de fait à la baisse, puisque 83 000 dossiers restaient en suspens à la fin de l’année 2025, pesant ainsi sur la capacité d’engagement pour l’exercice à venir.