10 avril 2026

Ce qui change pour les détenteurs de PER en 2026

La loi de finances pour 2026 a introduit des changements majeurs concernant le Plan d’Épargne Retraite (PER), en réformant de manière significative son cadre fiscal. Malgré ces évolutions, le PER demeure un placement performant pour préparer sa retraite, conservant sa flexibilité ainsi que plusieurs avantages fiscaux.    

La loi de finances pour 2026 ainsi que la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 ont modifié plusieurs caractéristiques du Plan d’Épargne Retraite (PER).

Trois mesures principales sont à retenir, applicables au 1er janvier 2026 :

  • la hausse des prélèvements sociaux sur les gains réalisés sur le PER ;
  • la suppression de la déductibilité des versements effectués sur un PER après 70 ans ;
  • l’allongement de la durée de report des plafonds de déduction non utilisés.

Le premier changement porte sur la fiscalité applicable aux PER (PER individuel, PER collectif et PER obligatoire).

La loi de financement de la Sécurité sociale relève le taux de CSG appliqué aux revenus du capital, qui passe de 9,2 % à 10,6 %. En conséquence, le taux global des prélèvements sociaux sur les gains réalisés dans un PER s’établit désormais à 18,6 % contre 17,2 % auparavant. Cette augmentation de la CSG entraîne mécaniquement une hausse du taux de la flat tax, qui passe de 30 % à 31,4 %.

Cette hausse s’applique à l’ensemble des PER (individuel, collectif, obligatoire) ainsi qu’à tous les types de supports, qu’ils soient assurantiels ou en compte‑titres, et ce pour les sorties en capital comme pour les sorties en rente.

Exception : les rentes issues des versements obligatoires demeurent soumises au régime des revenus de remplacement et restent donc taxées au taux de 10,1 %.

L’un des avantages majeurs du PER reposait, jusqu’à présent, sur la possibilité de déduire de son revenu imposable, dans la limite des plafonds réglementaires, les versements effectués sur un PER (individuel, collectif, obligatoire), sans condition d’âge pour le titulaire.

À compter du 1er janvier 2026, cette règle évolue :

La déductibilité des versements n’est plus autorisée après 70 ans.

Sont concernés tous les versements, qu’ils soient volontaires, obligatoires ou issus de l’épargne salariale.

Il est bien sûr possible d’alimenter son PER après 70 ans, mais sans avantage fiscal à l’entrée.

En contrepartie, la fiscalité applicable à ces versements devient plus favorable lors de la sortie :

  • en cas de sortie en capital : seuls les gains réalisés sont imposés, au taux forfaitaire global désormais fixé à 31,40 % ;
  • en cas de sortie en rente viagère : application du régime fiscal des rentes viagères à titre onéreux.

La troisième mesure notable, plus favorable, concerne la durée de report des plafonds de déduction non utilisés.

Chaque année, un plafond de déduction fiscale détermine le montant maximum pouvant être soustrait du revenu imposable grâce aux versements effectués sur un PER. Lorsque les versements réalisés au cours d’une année sont inférieurs à ce plafond, la fraction non utilisée peut être reportée.

Jusqu’à présent, un titulaire de PER pouvait reporter ce plafond non consommé sur les trois années suivantes.

À compter du 1ᵉʳ janvier 2026, la durée de report est portée à cinq ans. Cette mesure n’est pas rétroactive : elle s’applique uniquement aux cotisations afférentes aux revenus 2025. 

Malgré ces ajustements, dont certains alourdissent la fiscalité applicable, le PER demeure un produit performant et attractif pour préparer la retraite.  

Quels sont les atouts du PER ?

  • La possibilité de déduire de son revenu ou de son bénéfice imposable les versements effectués sur un PER (dans la limite des plafonds réglementaires), jusqu’à 70 ans.
  • La liberté de choisir une sortie en capital, en rente ou mixte.
  • Une grande flexibilité, permettant d’ajuster la stratégie d’épargne et d’optimiser le recours aux plafonds de déduction.
  • Un produit souple parfaitement adaptée à une stratégie patrimoniale globale.

Le PER s’inscrit par ailleurs en parfaite complémentarité avec l’assurance‑vie, ces deux solutions répondant à des objectifs patrimoniaux distincts et complémentaires.

En conclusion, le PER demeure un outil performant pour préparer sa retraite, à condition d’en maîtriser les nouvelles règles, d’anticiper ses choix et d’intégrer ce dispositif dans une stratégie patrimoniale personnalisée, en particulier à l’approche de ses 70 ans, moment où les règles fiscales évoluent.

Ces informations sont fondées sur la réglementation en vigueur au 01/04/2026 et ne constitue pas un conseil ou un avis juridique ou fiscal. Document publicitaire, sans valeur contractuelle. Seule la notice d’information a une valeur contractuelle.