 | Dès le premier hiver, la capacité de chauffage est insuffisante et de l’eau coule autour de la pompe à chaleur… Après remplacement de ce premier générateur, ce sont les pannes qui interviennent et les jours sans chauffage.
La géothermie, une technique particulière ? |  |
 |
 | Le constat |
 | Intéressé par les performances économiques annoncées, un maître d’ouvrage décide de mettre en place un système de chauffage par géothermie avec des capteurs extérieurs horizontaux. Une entreprise de plomberie locale est choisie par l’architecte en charge de la construction du pavillon. Cette entreprise fait appel à son grossiste habituel pour le choix de la pompe à chaleur.
L’installation prévue est "classique" pour ce type de géothermie :
» un captage des calories extérieur avec un réseau de canalisations d’eau additionnée d’un anti-gel,
» un corps chauffant constitué d’un plancher chauffant à eau chaude sous avis technique,
» entre les deux, un générateur permettant l’échange des calories.
L’entreprise fait dimensionner la puissance de chauffage nécessaire par un bureau d’études spécialisé en thermique.
|  |
 |
 |
 | L’enchaînement des dysfonctionnements
L’installation réceptionnée en milieu de printemps n’a pas fait l’objet de réserves particulières. Pourtant, dès le premier hiver suivant l’installation, le maître d'ouvrage s’est rapidement plaint d’une insuffisance de chauffage malgré un compresseur en fonctionnement continu. Pour compléter cette pathologie, des écoulements d’eau se produisent régulièrement autour du générateur. Après négociations avec le fournisseur de ce premier générateur, ce fournisseur en propose un autre plus performant et plus puissant comprenant cette fois deux compresseurs.
Remplacement fait, le deuxième hiver n’est pas plus prometteur. Plusieurs autres désagréments se produisent alors :
baisse de tension électrique très sensible à chaque mise en route du générateur,
hausse de pression dans le capteur extérieur,
mise en sécurité du deuxième compresseur.
Que s’est t-il passé, qu’a-t-il fallu faire ? :
Pour le premier générateur :
L’étude thermique a déterminé une puissance de chauffage en prenant en compte l’isolation du pavillon et sa surface. Un rapide examen du pavillon nous montre que ce dernier comporte des volumes assez inhabituels avec des hauteurs sous plafonds largement supérieures à 2,50m dans certaines zones. Les volumes à chauffer étaient donc plus importants.
Trois convecteurs électriques complémentaires étaient par ailleurs initialement prévus par l’entreprise ceux-ci ont finalement été supprimés à la demande du maître d'ouvrage, sans pour autant modifier la puissance du générateur de base… Il y avait donc incontestablement une puissance insuffisante de ce générateur. Quant aux écoulements constatés en pied du générateur, ils étaient le résultat de la condensation de l’air ambiant sur les parties froides mal calorifugées de l’échangeur.
Pour le deuxième générateur :
Les défauts précédents reconnus, un échange de matériel a donc été effectué.
L’explication retenue pour les nouveaux dysfonctionnements est la suivante :
la baisse de tension électrique : ce phénomène était dû à la forte puissance électrique mobilisée à chaque démarrage du générateur. Un démarreur progressif a été installé pour limiter cette baisse de tension,
la hausse de pression dans le capteur horizontal : lors des opérations d’expertise, la présence d’une vanne de raccordement du réseau de captage extérieur sur le réseau d’eau de la Ville a été constaté : cette vanne aurait été mise en place pour faciliter des appoints d’eau sur ce capteur. La présence de cette vanne est proscrite pour ce type d’installation, pour des raisons sanitaires mais également pour des raisons de fonctionnement comme nous le verrons dans le prochain dysfonctionnement. Cette vanne était par ailleurs en permanence en position ouverte : la pression dans le capteur extérieure s’est donc simplement alignée sur la pression du réseau de la Ville,
la mise en sécurité du deuxième compresseur : cette mise en sécurité est liée au précédent dysfonctionnement. En effet, l’augmentation de pression dans le captage extérieur a eu pour effet la mise en action de la soupape de ce circuit : des vidanges successives du fluide dans ce capteur ont ainsi eu lieu. Ces vidanges successives et l’apport compensé en eau claire ont produit une dilution de l’antigel dans le capteur. Pendant les épisodes les plus froids, le fluide de ce capteur gelait lors de son passage dans l’échangeur à plaques le plus froid correspondant au deuxième compresseur. Ce gel qui aurait pu détériorer cet échangeur a entraîné la mise en sécurité de ce deuxième compresseur. La vanne en cause a donc été condamnée et la concentration en anti-gel a été augmentée pour revenir à un niveau normal.
|  |
 |
 |
 |
 |
 | Que Fallait-il Faire ?
Nous pouvons retenir deux principes de ce sinistre :
les besoins de chauffage doivent être parfaitement évalués au préalable par une étude thermique complète,
l’entreprise posant ce type d’installation doit être parfaitement formée notamment par les fournisseurs des générateurs posés.
L'expert conseil L. Drillet
|
|
|
 |
En savoir plus  |
|
|
 |
|
 |
 |
QUALIBAT propose maintenant des qualifications pour ce métier : 5381 et 5382.
> Une marque volontaire "NF PAC" existe désormais.
Elle est délivrée par l’AFAQ-AFNOR certification.
Elle permet de s’assurer que le produit a bien fait l’objet de vérifications vis-à-vis des normes et des performances annoncées.
|
|
|  |  |
 |
 |
 |
 |
 |
|