La réglementation a fortement évolué ces dernières années. Les acteurs sont clairement responsabilisés. Des obligations précises s’imposent à eux, notamment depuis la promulgation de la "loi sur l’eau" du 3 janvier 1992 :
• le maître d’ouvrage ou le propriétaire se doit de faire installer une filière efficace puis d’en assurer son entretien,
• les communes doivent prendre les dispositions utiles pour s’assurer que les filières d’assainissement mises en place sur leur territoire sont bien conçues puis bien réalisées. Cette obligation les conduit souvent à se regrouper et à mettre en place un Service Public d’Assainissement Non Collectif (SPANC), techniquement compétent,
• les constructeurs doivent mettre en œuvre une filière efficace. Ils sont aidés en cela par les solutions décrites dans le DTU 64.1 de mars 2007.
Le DTU 64.1
De l’amont à l’aval, la filière comprend :
- la fosse septique,
- le préfiltre,
- le dispositif de traitement des rejets.
Dans le cas qui a été étudié précédemment, c’est ce dernier dispositif qui s’est révélé défectueux. Le DTU 64.1 décrit plusieurs solutions pour traiter les rejets provenant de la fosse septique :
- le lit d’épandage. Les effluents sont dirigés vers des drains permettant la dissipation des effluents dans le sol en place. Celui-ci doit posséder une bonne perméabilité,
- le filtre à sable. Le sol en place, peu perméable, est déblayé. Des matériaux de granulométrie adaptée sont mis en œuvre. Ils constituent le filtre,
- le tertre d’infiltration. Les effluents sont dirigés vers un filtre mis en ouvre au-dessus du terrain en place.
Choisir puis dimensionner une bonne filière conduit à apprécier plusieurs facteurs :
- le nombre d’occupants desservis,
- la surface de terrain disponible,
- la perméabilité du sol,
- la présence ou non d’une nappe phréatique,
- les possibilités de rejet des effluents en aval de la filière.
Dans les situations difficiles le recours à une micro-station d’épuration autonome peut constituer la seule solution.
L'expert conseil P. Philipparie