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Dossier pratique
Les droits du conjoint survivant
La loi du 3 décembre 2001, dont les principales dispositions sont entrées en vigueur en juillet 2002, a marqué une évolution importante des droits du conjoint survivant. Elle a notamment permis d'améliorer sensiblement la situation du conjoint et de mieux préserver ses conditions de vie après le décès de son époux(se).
Les droits du conjoint survivant en matière de succession
Le droit au maintien dans le logement familial
Les droits du conjoint survivant en matière de succession
La part du conjoint survivant sur les biens du défunt dépend de l'existence ou non d'héritiers au moment du décès.

Le tableau ci-dessous résume la part octroyée au conjoint survivant selon la qualité des héritiers :

Héritiers du conjoint décédé
Droit du conjoint survivant dans la succession

Les enfants communs

> 1/4 en pleine propriété ou tout en usufruit (1)

Les enfants issus de précédentes unions

> 1/4 en plein propriété

Son père ou sa mère

> 3/4 en pleine propriété (2)

Son père et sa mère

> 1/2 en pleine propriété

Ses frères et soeurs

> Toute la succession moins la moitié des biens familiaux

Ses grands-parents

> Toute la succession


(1) suite à une demande des héritiers et si aucune décision n'a été prise au bout de 3 mois, la loi considère que le conjoint survivant a opté pour la totalité en usufruit. Dans le cas de l'usufruit, en commun accord avec les enfants, le conjoint peut demander une conversion en rente viagère.

(2) les grands-parents du défunts, s'ils sont dans le besoin, peuvent exiger des héritiers une pension alimentaire. Ils disposent d'un délai d'un an à compter de la date du décès pour en faire la demande.

Précisons enfin que si le défunt ne laisse ni enfants ni parents, la loi accorde au conjoint survivant la qualité d'héritier réservataire.Dans ce cas, un quart de la succession lui est accordé d'office. Le défunt ne peut donc disposer librement que des trois quarts de ses biens alors qu'auparavant, il pouvait exclure de sa succession le conjoint survivant, par voie testamentaire.

A noter : Avant la loi du 3 décembre 2001, le conjoint survivant n'obtenait qu'une faible partie de la succession de son conjoint décédé. Ainsi, ne lui revenait de droit qu'un quart des parts en usufruit, en présence d'enfants légitimes et la moitié en usufruit en présence de collatéraux.
Le droit au maintien dans le logement familial
Le conjoint survivant bénéficie de deux droits sur le logement familial :

  • un droit au logement temporaire automatique : pendant un an à compter du jour du décès, le conjoint survivant dispose d'un droit de jouissance gratuite sur le logement qu'il occupait effectivement à l'époque du décès et sur le mobilier le garnissant. Ce droit, dit "issu du mariage", existe quel que soit le régime matrimonial adopté par les époux ;
  • un droit viager : à l'issue de la première année suivant le décès, le conjoint survivant peut, en accord avec les héritiers, choisir de recevoir sa part dans la succession, sous forme de droit viager d'habitation sur le logement, d'une part et d'usage sur les biens mobiliers le garnissant, d'autre part.
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