La part du conjoint survivant sur les biens du défunt dépend de l'existence ou
non d'héritiers au moment du décès.
Le tableau ci-dessous résume la part octroyée au conjoint survivant selon la
qualité des héritiers :
| Héritiers
du conjoint décédé |
Droit du conjoint
survivant dans la succession |
Les enfants communs
|
> 1/4 en pleine propriété ou
tout en usufruit (1) |
Les enfants issus de précédentes
unions |
> 1/4 en plein propriété
|
Son père ou sa mère |
> 3/4 en pleine propriété
(2) |
Son père et sa mère |
> 1/2 en pleine
propriété |
Ses frères et soeurs |
> Toute la succession moins la
moitié des biens familiaux |
Ses grands-parents |
> Toute la
succession |
(1) suite à une demande des héritiers et si aucune décision n'a été prise au
bout de 3 mois, la loi considère que le conjoint survivant a opté pour la
totalité en usufruit. Dans le cas de l'usufruit, en commun accord avec les
enfants, le conjoint peut demander une conversion en rente viagère.
(2) les grands-parents du défunts, s'ils sont dans le besoin, peuvent exiger
des héritiers une pension alimentaire. Ils disposent d'un délai d'un an à
compter de la date du décès pour en faire la demande.
Précisons enfin que si le défunt ne laisse ni enfants ni parents, la loi
accorde au conjoint survivant la qualité d'héritier réservataire.Dans ce cas,
un quart de la succession lui est accordé d'office. Le défunt ne peut donc
disposer librement que des trois quarts de ses biens alors qu'auparavant, il
pouvait exclure de sa succession le conjoint survivant, par voie
testamentaire.
A noter : Avant la loi du 3 décembre 2001, le
conjoint survivant n'obtenait qu'une faible partie de la succession de son
conjoint décédé. Ainsi, ne lui revenait de droit qu'un quart des parts en
usufruit, en présence d'enfants légitimes et la moitié en usufruit en présence
de collatéraux.