Les faits divers de vols de métaux se multiplient. Ce fléau est à l'origine de bien des difficultés, qu'il est parfois plus facile de prévenir que de régler.
Un constat alarmant
Depuis quelques mois, les cours des métaux se sont littéralement envolés. Conséquence directe, les enquêtes menées à l'échelle nationale montrent que tout ce qui est métallique se vole de plus en plus. En janvier puis en mars 2006, de faux policiers ont détourné deux camions de nickel pour un montant de 600 000 euros ; en mai 2006, trente tonnes de lingots de bronze, d'une valeur de 144 000 euros, ont été dérobées, et pendant le week-end du 15 août, dix-sept tonnes d'aluminium et six d'inox ont disparu d'une entreprise de fabrication de planchers métalliques ; enfin, en septembre 2006, cinq tonnes de cuivre ont été dérobées dans une entreprise de recyclage des métaux : le préjudice est estimé à 30 000 euros.
Le phénomène n'épargne ni les plaques d'égouts, ni les rails, ni des toitures en zinc, ni même les câbles caténaires pourtant alimentés par un courant de 25 000 volts. Les voleurs agissant toujours dans la discrétion, la majeure partie des larcins sont commis la nuit et le week-end. Bien évidemment, le vol constitue un préjudice, parfois très coûteux pour l'entreprise.
Quels conseils de prévention ?
Le gardiennage du chantier peut constituer une mesure de prévention efficace. Il faut cependant savoir que les contrats de ce type ne comportent pas d'obligation de résultat et se limitent, la plupart du temps, à des engagements de présence dissuasive. Un recours contre la société de gardiennage ne peut donc généralement aboutir que s'il est prouvé que celle-ci a manqué à ses engagements.
Quelques autres précautions simples mais efficaces méritent également d'être
rappelées : un chantier protégé par une palissade et cadenassé limite les risques
d'intrusion. Il est également possible de minorer le risque de vol en n'approvisionnant son chantier qu'au fur et à mesure des besoins et en veillant à stocker les matériaux si possible dans des locaux fermés, ou au moins dans des conteneurs spécialement conçus contre le vol et le vandalisme.
Comment les contrats délivrés par la SMABTP indemnisent-ils ce type de perte ?
La réponse est variable selon les circonstances mêmes du vol et la nature du contrat souscrit par l'entrepreneur. Lorsque le vol a lieu dans les locaux permanents du sociétaire couverts par un contrat comportant une garantie contre le vol (MLP, MRA, MRI), il sera garanti dès lors que les métaux étaient entreposés à l'intérieur d'un bâtiment et qu'il y a eu effraction.
En revanche, lorsque le vol a eu lieu sur un chantier, la garantie n'est acquise que si l'entrepreneur a souscrit un contrat CAP 2000 avec l'option spécifique concernant les matériaux destinés à être incorporés à l'ouvrage.