Sécurité routière : résultats en progrès, sanctions en hausse
- 20% à - 30% : pour la première fois depuis le début des années 80, le nombre de tués et de blessés sur la route recule de façon significative, confirmant une tendance observée depuis juin 2002. Véritable prise de conscience...ou peur du gendarme ?
L'action du Gouvernement semble porter ses fruits, en misant sur le tout répressif. En effet, de plus en plus de mesures sont prises pour traquer les chauffards ou simplement les conducteurs inconscients :
Un décret publié le 1er avril 2003 ( ce n'est pas une blague !) accélère le traitement et augmente la gravité des PV.
Téléphoner au volant est désormais passible, en plus d'une contravention à 35 euros, d'un retrait de 2 points du permis de conduire ;
Le défaut de ceinture de sécurité, à l'avant comme à l'arrière, est puni d'une amende de 135 euros et de trois points sur le permis ;
Certaines infractions (comme la circulation sur les bandes d'arrêt d'urgence, une "queue de poisson"...) font encourir à leur auteur une peine complémentaire - c'est-à-dire en plus de la contravention et de la réduction de points du permis de conduire - de suspension du permis de conduire pour une durée de 3 ans au plus.
La loi du 12 juin 2003 "renforçant la lutte contre la violence routière" a mis en place, en plus des peines alourdies pour les chauffards et l'automatisation des contrôles :
un permis probatoire pour les nouveaux conducteurs à compter du 1er mars 2004.
Lors de l'obtention du permis, le conducteur se voit remettre un permis doté de 6 points seulement, le capital de 12 points n'étant acquis qu'au terme d'un laps de temps "probatoire" de 3 ans (2 ans en cas de conduite accompagné), à condition qu'aucun retrait de points n'intervienne durant cette période ;
la fin des permis "blancs" (permis suspendus sauf pour l'activité professionnelle) ;
une répression accrue de l'alcoolémie au volant : tout conducteur affichant un taux d'alcoolémie compris entre 0,5 et 0,79 g/l se voit désormais retirer 6 points au lieu de 3 sur son permis. Par ailleurs, le conducteur novice contrôlé à plus de 0,5 g/l perd immédiatement son permis et doit attendre 6 mois avant de le repasser.
Des actions spécifiques et complémentaires sont également entreprises :
campagne de promotion afin d'installer le "réflexe éthylotest" ;
éducation routière tout au long de la vie avec la mise en place d'un nouvel examen théorique (code) et le renforcement de la valeur des Attestations Scolaires de Sécurité Routière (ASSR) passées au collège qui seront exigées pour accéder au permis de conduire ;
immatriculation obligatoire des cyclomoteurs depuis le 1er janvier 2004.
Pour un bon voyage
Indépendamment de la vérification de l'état de son véhicule (éclairage, vitres, pneumatiques, amortisseurs...) et du soin apporté à son chargement (pas d'objets sur la plage arrière, objets volumineux sur une galerie ou dans une remorque...), tout conducteur partant en vacances doit penser à :
respecter les limitations de vitesse : celle-ci est présente dans 44 % des accidents mortels hors période estivale et 47 % des accidents mortels l'été ;
boucler ou faire boucler la ceinture de sécurité, à l'avant comme à l'arrière : le taux de mortalité des personnes non ceinturées est 2 à 3 fois plus élevé que celui des personnes ceinturées ;
respecter les distances de sécurité : il faut pouvoir compter 2 traits de peinture sur la chaussée (soit 90 mètres) entre son propre véhicule et celui qui précède ;
installer les enfants dans des systèmes adaptés à leur âge et à leur morphologie : lors d'un choc à 50 km/h, un enfant de 30 kg projeté en avant devient une masse de 500 kg humainement impossible à retenir ;
souvenez-vous que les pneus sont un élément essentiel de votre sécurité. En période estivale l'éclatement des pneumatiques est responsable d'un accident mortel sur 10 !
Vérifiez régulièrement l'état d'usure et la pression de vos pneus. Et n'oubliez pas que le sous-gonflage est beaucoup plus dangeureux que le sur-gonflage, car il provoque la fatigue prématurée de la carcasse et un échauffement important, qui peut amener une dislocation du pneumatique. En cas de long trajet à vitesse soutenue ou si la charge du véhicule est particulièrement importante, il est souhaitable de majorer la pression en respectant les indications du constructeur ;
ne pas consommer d'alcool avant le départ : le taux d'alcoolémie interdisant de conduire est de 0,50 g d'alcool par litre de sang (cela correspond à 2 verres d'alcool pour la plupart des gens !). Il faut savoir que le risque d'accident mortel est multiplié par 2 à 0,5 g/l, par 10 à 0,8 g/l et par 35 à 1,2 g/l ;
partir reposé et faire des pauses détente toutes les 2 heures : la fatigue est en cause dans 16 % des accidents mortels hors période estivale et 19 % des cas l'été ;
avoir toujours en mémoire l'article R.412-6 du Code de la route, qui oblige tout conducteur à "se tenir constamment en état et en position d'exécuter commodément et sans délai toutes les manoeuvres qui lui incombent". En clair, il ne faut pas téléphoner, manger, boire, lire une carte, changer la station de l'autoradio, écouter de la musique avec un baladeur, avoir les yeux rivés sur son navigateur GPS, quand on est au volant , sous peine de sanctions.