Retour à l'accueil
Plan du site smabtp.fr
Vous êtes
Vie professionnelle
Vie privée
L'espace documentation de smabtp.fr
L'espace prévention de smabtp.fr
Les outils de simulation
Accueil /Espace documentaire /Documentation : Les fiches "Le point sur"
L'actualité de l'assurance
Les contrats d'assurance vie multisupports
Depuis une quinzaine d'années, les Français ont intégré progressivement, dans leur dispositif d'épargne, des contrats d'assurance vie en unités de compte, appelés aussi " multisupports ".

Bien adaptée aux objectifs de placement et d'investissement à long terme, cette nouvelle génération de contrats a connu un succès remarquable pendant la période d'euphorie boursière de la fin des années 90.

Après une période de désaffection liée à la crise financière de 2008, ils devraient connaître un regain d'intérêt avec la reprise des marchés boursiers. En effet, c'est après les périodes de crise que se présentent les meilleures opportunités pour les investisseurs disposant d'un horizon de placement à long terme.
Contrat en euros ou multisupport : l'assurance vie est toujours gagnante
Les multisupports : réponse à un besoin ou simple phénomène de mode ?
Quels sont les critères de base d'un bon "multisupport" ?
Quels sont les facteurs clés permettant d'assurer le rebond des multisupports ?
Contrat en euros ou multisupport : l'assurance vie est toujours gagnante
L'assurance vie constitue, depuis le milieu des années 70, le placement préféré des Français.

Malgré l'alourdissement des mesures fiscales intervenues depuis une dizaine d'années - suppression de l'exonération "à l'entrée" (1996), imposition des produits "à la sortie" (1998) et limitation des capitaux transmissibles hors droit de succession (1999) - l'attrait de ce véhicule d'épargne reste toujours fort.

En effet, les autres types de placement comportent généralement un niveau de prélèvement libératoire plus élevés (15 ou 16% pour les placements bancaires, au lieu de 7,50 % pour l'assurance vie au-delà des seuils d'abattement de 4 600 € par an (pour une personne seule) ou de 9 200 € par an (pour un couple marié).

En outre, il ne faut pas perdre de vue que l'épargne (capitaux et intérêts) acquise avant le 13 octobre 1998 est totalement exonérée de droits de succession (sous réserve de l'application de la " règle des 70 ans "). Quant aux versements effectués après cette date, l'exonération des droits de succession est acquise jusqu'à 152 500 € par bénéficiaire, ce qui laisse une marge de manœuvre conséquente.

Aujourd'hui, le choix en " épargne vie " se résume donc entre deux grands types de contrats : les contrats en euros et les contrats multisupports et, de plus en plus, au sein des multisupports, entre le fonds en euros et les fonds en unités de compte.
Les multisupports : réponse à un besoin ou simple phénomène de mode ?
Le succès de l'assurance vie a été construit principalement autour des contrats en euros, contrats simples et totalement sécurisés. Investis majoritairement en obligations, ils bénéficient, en effet, d'un taux minimum garanti et d'un système de "cliquet" grâce auquel les intérêts acquis dans l'année le sont définitivement.

Ces contrats ont fait le bonheur de plusieurs générations d'assurés et ceux qui en sont encore titulaires doivent les conserver précieusement car, ils bénéficient toujours de leurs avantages fiscaux "à la sortie" s'ils ont été souscrits avant le 25 septembre 1997 et les versements effectués avant le 13 octobre 1998 sont exonérés de droits de succession, totalement avant 70 ans, partiellement ensuite.

Toutefois, face à l'érosion du rendement des contrats en euros, les clients se sont tournés progressivement vers une nouvelle catégorie de contrats d'asssurance vie : les multisupports. Ceux-ci offrant la possibilité de diversifier son épargne grâce à un panel de supports d'investissement en unités de compte, ils présentent, en théorie, un potentiel de rendement plus élevé sur le très long terme. Encore faut-il choisir le "bon multisupport".
Quels sont les critères de base d'un bon "multisupport" ?
  • Pour mériter l'appellation de contrat multisupport, celui-ci doit permettre d'avoir accès à une gamme suffisamment large et diversifiée de supports d'investissement.
    Généralement, ces contrats proposent un choix entre 5 et 20 supports différents : un fonds en euros pour la sécurité, plus une palette de supports combinant des fonds obligataires et actions selon des proportions qui permettent de jouer plus ou moins la carte de la sécurité, de l'équilibre ou du dynamisme, en fonction du tempérament de chacun.

    Attention : certains multisupports ne comportent pas de fonds en euros ; cela constitue un inconvénient majeur car ils offrent moins de possibilité de repli en cas de crise boursière.
  • Autre critère de choix : la possibilité de disposer de plusieurs types de gestion, par exemple, une gestion déléguée et une gestion libre. - dans la gestion déléguée, le souscripteur confie le soin aux experts financiers de l'organisme gestionnaire (compagnie d'assurance, banque...) de gérer ses placements à travers l'un des supports "profilés" qui lui aura été proposé. En général, ces fonds appelés "profils ou fonds profilés" s'articulent autour de 3 types de fonds qui tiennent compte du tempérament, des objectifs et de la situation patrimoniale de chacun: un profil "sécurité" (comportant au moins 75% d'obligations) pour les plus prudents, un profil intermédiaire "équilibre" (50% obligations / 50% actions) et un profil "dynamique" (au moins 75% d'actions) pour ceux qui souhaitent profiter au maximum des opportunités des marchés financiers. Il est facile de comprendre que la qualité des gestionnaires des fonds (l'assureur ou la banque gérant le produit) constitue, dans ce cas, un critère de sélection primordial.

    - dans la gestion libre, au contraire, le souscripteur s'implique personnellement dans la sélection de ses supports d'investissement en choisissant parmi un éventail de "fonds purs". Attention : ce type de gestion, plus risquée, est réservée aux personnes averties, capables de réagir à bon escient face à l'évolution des marchés financiers.

  • Des garanties en cas de décès : pour pallier la baisse des marchés boursiers, il est important, pour les bénéficiaires du contrat, de pouvoir au moins "récupérer " l'intégralité de l'épargne investie par l'assuré pendant toute la durée du contrat (au jour où elle a été investie), en cas de décès de ce dernier. Un bon contrat "multisupports" devra nécessairement proposer cette garantie (baptisée "garantie plancher") qui évite une perte en capital.
  • Quels sont les facteurs clés permettant d'assurer le rebond des multisupports ?
    Ces contrats ont déjà évolué pour tenir compte des écueils auxquels ils ont été confrontés du fait de la crise boursière. Parmi les solutions qui permettront à ces produits de continuer à se développer, voici les améliorations que les assureurs devront rapidement prendre en compte :

  • Rendre au support en euros la place qu'il mérite : le fait de proposer, au sein d'un multisupport, un fonds en euros à taux minimum garanti et à effet de cliquet constitue déjà, en soi, un avantage concurrentiel important. Si, en plus, ce support a fait ses preuves en tant que "monosupport", ceci constitue un nouvel atout. Le rôle stabilisateur d'un fonds en euros est, en effet, essentiel dans le cadre d'un engagement à long terme comme l'assurance vie.
  • Ecarter les "fausses promesses" des fonds garantis : nous considérons que les fonds garantis ou "à promesse" dont on a beaucoup parlé ces derniers temps constituent une "fausse bonne idée". Certes, l'assureur est censé garantir tout ou partie de la performance enregistrée par un indice boursier. Tout va bien si l'indice progresse sur cette période mais, dans le cas contraire, le rendement sera amputé de la baisse enregistrée par l'indice (ainsi que des revenus d'actions qui disparaissent dans ces montages), même si certains mécanismes prévus au contrat permettent d'atténuer cette baisse.
    L'attrait commercial suscité par ce type de produit est inversement proportionnel à l'intérêt réel du client qui sera confronté jusqu'au terme du contrat à l'incertitude sur les coûts et sur la valeur de rachat de son contrat.

  • Proposer une "gestion à horizon" : en faisant évoluer automatiquement, année après année, l'allocation des actifs de chaque assuré, des supports les plus dynamiques (actions) au plus sécurisés (supports monétaires ou obligataires), ce système de gestion à horizon permet d'allier performance et sécurité en fonction de l'âge de l'assuré et/ou de la durée du placement, et ce, en éliminant le risque d'un arbitrage inopiné du client.