Qu’est
ce qu’un contrat de louage d’ouvrage ?
Le contrat de louage d’ouvrage,
également appelé contrat d’entreprise, est une convention par laquelle
un maître d’ouvrage fait appel à une ou plusieurs personnes ou entreprises,
en vue de lui faire réaliser un certain ouvrage (article 1779 du Code Civil).
Dans le domaine de la construction, ce contrat peut être passé entre le
maître d’ouvrage et :
une entreprise, pour la construction ou la modification d’un
ouvrage de bâtiment ou de génie civil. Le contrat de louage d’ouvrage
est alors appelé “ marché ” ;
un maître d’œuvre (architectes, ingénieurs conseil, bureaux d’études
techniques), chargé de la conception de l’ouvrage, de la direction et
du contrôle de l’exécution des travaux.
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Qu'est-ce
qu'un constructeur ?
Au terme de la loi du 4 janvier
1978 (dite loi Spinetta), est réputée constructeur toute personne liée
au maître d'ouvrage par un contrat de louage d'ouvrage, et qui participe
directement ou indirectement à la construction.
On distingue ainsi:
Les constructeurs réalisateurs, liés au maître d'ouvrage par
un contrat de louage d'ouvrage et qui participent matériellement ou intellectuellement
à la conception, l'édification, et la modification de l'ouvrage :
- architectes, ingénieurs- conseil, maître d'œuvre, BET, etc.;
- entrepreneurs, artisans, etc.;
- contrôleurs techniques ;
- importateurs, négociants et fabricants d'EPERS.
Les constructeurs non réalisateurs, qui ne participent pas directement
à l'acte de construire (intermédiaires économiques) ou dont les mission
sont assimilées à une location d'ouvrage :
- le maître d'ouvrage délégué (mandataire accomplissant une mission assimilable
à une location d'ouvrage) ;
- celui qui construit pour lui même et vend ensuite ;
- le constructeur de maisons individuelles ;
- le vendeur d'immeubles à construire ou d'immeubles en état de futur
achèvement (promoteur qui vend à terme ou en état de futur achèvement
à un ou plusieurs futurs propriétaires) ;
- le promoteur immobilier (vendeur de locaux achevés et réceptionnés)
;
- le lotisseur ;
- le marchand de bien, vendeur d'immeuble après rénovations lourdes, etc.

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Qu’est
ce qu’un maître d’ouvrage ?
Le Maître d’ouvrage est une
personne physique ou morale, publique ou privée, titulaire du droit de construire,
et pour le compte de qui l’ouvrage est réalisé.
Au terme de la loi du 4 janvier 1978 (loi Spinetta), sont également réputés
maîtres d’ouvrage :
· Les vendeurs d’immeubles à construire ;
· Les promoteurs immobiliers ;
· Les promoteurs constructeurs ;
· Les maîtres d’ouvrage délégués.
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Qu’est
ce qu’un maître d’oeuvre ?
Le maître d’œuvre
est une personne physique ou morale, qui intervient en qualité de concepteur
et/ou de conseil, et à qui peuvent être confiées des missions totales ou
partielles de conception, de contrôle et de surveillance d’une opération
de construction, effectuée pour le compte d’un maître d’ouvrage.
Ex: architectes, bureaux d'études techniques, etc.
Dans les intervenants à l'acte de construire, le maître d'œuvre est assimilé
à un constructeur.
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Qu’est
ce qu’un coordonnateur SPS ?
Le coordonnateur SPS (coordonnateur en matière de sécurité et de protection de la santé sur les chantiers) a pour rôle, dans une opération de construction, de veiller au respect des règles de prévention édictées par le Code du travail. Ces principes généraux de prévention s’appliquent à tous les intervenants au chantier et la fonction spécifique du coordonnateur SPS prend en compte le risque particulier lié à la coactivité d’entreprises, c’est-à-dire à l’intervention de plusieurs entreprises sur le chantier. Le coordonnateur SPS doit aussi s’assurer que les interventions ultérieures sur l’ouvrage pour l’entretien de la construction pourront être réalisées dans de bonnes conditions de sécurité.
Pour en savoir plus : lire la fiche Le point sur le coordonnateur SPS
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Lors
d’une opération de construction, quelles sont les personnes qui engagent
leur(s) responsabilité(s) ?
Lors, d’une opération de construction,
toute personne concourant directement ou indirectement à la construction
de l’ouvrage peut voir sa responsabilité recherchée ou engagée.
Schématiquement, sont ainsi concernés :
Le maître d’ouvrage qui peut engager sa responsabilité :
- contractuelle de droit commun (c'est à dire que le maître
douvrage engage sa responsabilité en cas de non respect des obligations
édictées par le legislateur et/ ou de celles qui sont fixées
par le contrat) ;
- décennale et parfait
achèvement lorsque le maître d'ouvrage est une personne
qui fait construire ou rénover un bâtiment (habitation, bureau, etc.)
et le revend dans les 10 ans suivant la construction ou la rénovation
; mandataire du maître d'ouvrage avec une mission assimilable à celle
du maître d'ouvrage ; promoteur immobilier et revendeur d'immeuble à construire.
Le maître d’œuvre :
- bon fonctionnement des éléments d'équipement, (ex
: en cas de problème sur la conception de portes, radiateurs électriques,
faux plafonds, etc.) ;
- décennale ;
- contractuelle de droit commun.
Les entrepreneurs :
- contractuelle de droit commun ;
- décennale et parfait achèvement ;
- bon fonctionnement des éléments d'équipement, (ex : en cas de problème
sur la pose de portes, radiateurs électriques, faux plafonds, etc.).
Le contrôleur technique :
- décennale, dans la limite de la mission qui leur a été confiée ;
- contractuelle de droit commun .
Les négociants – fabricants :
- décennale et parfait achèvement pour les fabricants d'EPERS ;
- contractuelle de droit commun pour les fabricants dont les matériaux utilisés
ne sont pas des EPERS .
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Qu’est
ce que la responsabilité décennale ? L’assurance décennale ? Qu’est ce qu’un
contrat de dommages ouvrage ? Est ce obligatoire ?
La responsabilité décennale est une responsabilité civile au
terme de laquelle le ou les constructeur
d'un ouvrage sont responsables de plein droit (présomption de responsabilité,
qui dispense l'acquéreur de prouver la faute du ou des constructeurs)
des dommages qui compromettent la solidité de l'ouvrage ou le rendent
impropre à sa destination.
Cette présomption de responsabilité s'exerce pendant 10 ans à compter
de la réception des travaux, d'où le nom de
responsabilité décennale.
L'assurance décennale obligatoire est une assurance de responsabilité
civile devant être souscrite par tout constructeur d'un ouvrage (Art. L241-1
du Code des Assurances) pour couvrir sa responsabilité décennale.
Elle couvre notamment la responsabilité du constructeur du fait des dommages
tels les vices de construction, les désordres apparents, les malfaçons qui
compromettent la solidité de l'ouvrage ou qui, l'affectant dans l'un de
ses éléments constitutifs ou d'équipement, le rendent impropre à sa destination
(c'est à dire que l'ouvrage ne peut remplir la fonction qui lui a
été initialement attribuée. Par exemple, une maison
dépourvue de portes et de chauffage, qui ne peut, dès lors,
être habitée).
Sa durée est de 10 ans à compter de la réception des travaux. Pour
être mise en œuvre, elle doit être en vigueur au moment du commencement
des travaux.
Elle est obligatoirement gérée en capitalisation.
Il s'agit d'une assurance obligatoire pour tous travaux exécutés en France
au terme de la loi du 4 janvier 1978 (dite loi Spinetta).
Le contrat de dommages ouvrage est destiné à garantir le paiement
des réparations des dommages subis par un ouvrage, indépendamment de toute
recherche de responsabilité.
Il couvre les travaux de réparation dont les constructeurs sont normalement
responsables, notamment en cas de dommages liés à la solidité de l'ouvrage,
à l'impropriété à destination, à la solidité des équipements indissociables,
ou aux effondrements du fait d'un vice de construction.
Il doit en principe être souscrit avant l'ouverture du chantier,
la garantie pouvant être mise en œuvre dès la fin de la période de parfait
achèvement jusqu'à la fin de la période de garantie décennale (10
ans à compter de la réception).
Il est transmissible et bénéficie aux acquéreurs successifs du bien pendant
la période de garantie.
Il s'agit d'une assurance obligatoire au terme de la loi du 4 janvier 1978
(dite loi Spinetta), pour toute personne faisant réaliser des travaux de
bâtiment et agissant en qualité de propriétaire, de vendeur ou de mandataire
du propriétaire de l'ouvrage.

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Qu'est ce que la garantie
de bon fonctionnement des éléments d'équipement ?
La garantie de bon fonctionnement
des éléments d'équipement est la garantie due par les constructeurs
en cas de désordres atteignant les éléments dissociables d'un bâtiment,
c'est à dire les éléments qui peuvent être remplacés ou démontés sans détérioration
de leur support tels que portes, radiateurs électriques, faux plafonds,
etc.
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Qu’est ce que la garantie
de parfait achèvement ?
Pendant un an à compter de
la réception de l’ouvrage, l’entrepreneur ayant réalisé les travaux de construction
ou de modification d’un ouvrage de bâtiment ou de génie civil est tenu,
à l’égard du maître d’ouvrage, d’une garantie de parfait achèvement
(Article 1792-6 du Code Civil).
Il s'agit de l'obligation, pour le constructeur,
de remédier à tous les désordres (de nature décennale ou non) signalés lors
de la réception et/ ou ceux constatés pendant l'année qui suit.
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Qu'est
ce que la garantie de bon fonctionnement des éléments d'équipement ?
La garantie de bon fonctionnement
des éléments d'équipement est la garantie due par les constructeurs
en cas de désordres atteignant les éléments dissociables d'un bâtiment,
c'est à dire les éléments qui peuvent être remplacés ou démontés sans détérioration
de leur support tels que portes, radiateurs électriques, faux plafonds,
etc.
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Qu’est
ce que la garantie de parfait achèvement ?
Pendant un an à compter de
la réception de l’ouvrage, l’entrepreneur ayant réalisé les travaux de construction
ou de modification d’un ouvrage de bâtiment ou de génie civil est tenu,
à l’égard du maître d’ouvrage, d’une garantie de parfait achèvement
(Article 1792-6 du Code Civil).
Il s'agit de l'obligation, pour le constructeur,
de remédier à tous les désordres (de nature décennale ou non) signalés lors
de la réception et/ ou ceux constatés pendant l'année qui suit.
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Que
signifie la garantie "quelque soit le fondement juridique" ?
Dans le domaine de l'assurance,
lorsqu'une garantie est réputée être délivrée "quelque soit le fondement
juridique", cela signifie que l'assureur n'a pas souhaité limiter le type
de responsabilité couvert par le contrat.
En d'autres termes, le contrat couvrira les conséquences de la mise en
œuvre de la responsabilité de l'assuré, quelque soit le type de responsabilité
engagé.
Par exemple, dans le domaine de la construction, les garanties apportées
par le contrat ne se limiteront pas aux seules responsabilités "classiques"
(décennale, biennale,
parfait achèvement, etc), mais couvriront
également la responsabilité contractuelle de l'assuré.
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Qu'est
ce qu'un EPERS ?
Il s'agit d'un élément
pouvant entraîner la responsabilité solidaire (EPERS).
En assurance construction,
c'est un ouvrage ou partie d'ouvrage ou d'élément d'équipement conçu
et produit pour satisfaire, en état de service, à des exigences précises
et déterminées à l'avance dont le fabricant (ainsi que l'importateur
éventuel et celui qui le met en œuvre) est solidairement responsable avec
le constructeur.
Exemple : charpente industrielle, menuiserie PVC vendue sur catalogue, etc.
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Qu’est
ce que la réception ?
La réception est “ l’acte
par lequel le maître d’ouvrage déclare accepter l’ouvrage avec ou sans
réserve ” (art. 1792.6 du Code Civil).
Lors de la réception, le maître d'ouvrage donne son accord à l'entrepreneur
sur la bonne exécution apparente des travaux. S'il constate des désordres,
il peut les spécifier sur le procès- verbal de réception. Il s'agit
alors d'une réception avec réserves, ces dernières devant être levées
dans l'année de garantie de parfait achèvement
.
Dans certains cas, la réception tacite peut être admise, lorsqu'il
y a volonté non équivoque du maître d'ouvrage d'accepter les travaux avec
ou sans réserve (par exemple, l'occupation des locaux).
Néanmoins, du fait de l'importance de l'acte de réception, il est fortement
conseillé de procéder à l'établissement d'un procès verbal. En effet, la
réception marque le point de départ des garanties de parfait achèvement,
bon fonctionnement des éléments d'équipement,
et décennale.
Pour en savoir plus : lire
la fiche Le point sur la réception
En cas de doute sur un mot
ou une expression, vous pouvez également consulter
notre lexique
Pour connaître les réponses à vos questions en matière d'assurance construction,
consulter notre FAQ
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